Ah les « thérapies » il y en a des tas, des reconnues, des farfelues, des étranges … Et bien en voilà une qui n’est rien de tout ça : la sonothérapie.

Méconnue en France, son principe existe pourtant depuis des lustres sous le nom de musicothérapie.

La Sonothérapie c’est l’influence du son et de la vibration sur le corps humain.

Evident d’ailleurs pour toute personne en amour avec la musique. Mais ce n’est pas seulement ça.

 

« Diapasons et bols tibétains »

 

Le soin est dispensé sur une table de massage, avec des instruments tels que des diapasons et des bols tibétains, qui en plus d’émettre des sons particuliers vers nos oreilles, dispensent des vibrations à travers notre corps.
Ces sons et vibrations ne sont pas choisis au hasard, mais sont là pour nous rééquilibrer. Car ce soin utilise le principe de fréquence de toute chose.

Alice Fremont, une des rares sonothérapeutes en France, sait d’autant plus de quoi elle parle, car elle pratique la musique depuis l’enfance, jouant de tous les instruments, et pratiquant le chant lyrique.

Chercheuse passionnée par l’influence du son sur la matière, elle a été formée à la Sonothérapie – Toucher par les sons® – au Centre de recherche MedSon.

En plus d’une séance, Alice m’a accordé un entretien pour faire lumière sur cette thérapie de la vibration.

Pour prendre RDV  :

www.alicefremont.comlogo-sonotherapie

Alice vous donne RDV au 06.85.98.46.98 à l’espace Sattva
7, rue du Cardinal Mercier – 75009 Paris – www.espacesattva.fr

« S’aligner au monde, entrer en vibration… »

 

L : La première question bien sûr, c’est pourrais-tu me donner ta définition de la sonothérapie, sa nature, sa fonction, son origine….

A : Je pense la sonothérapie comme un massage et une source de relaxation d’abord, puis comme un outil de méditation. C’est un moyen de faire entrer quelqu’un dans état auquel il ne pourrait pas avoir accès seul par exemple, une reconnexion au monde de vibrations qui nous entourent et une approche de l’expérience de conscience de soi.

Son origine est si lointaine qu’il est pratiquement impossible d’en retrouver les premières traces, les écrits remontent à l’antiquité. Mais on peut croiser cette forme de pratique de soin par le son et de sacralisation de la musique dans les incantations, les chants, les rythmes de tambours chamaniques, chez les Tibétains par exemple ou les Esséniens, dans l’Egypte antique, la Grèce antique, chez les Amérindiens, les Aborigènes, et du côté de l’occident dans la culture Celte…

La liste est longue, mais j’ai le sentiment que la découverte de la faculté curative de la musique remonte aussi loin que l’homme a pu émettre un son, ou apprécier le chant des oiseaux, la beauté du bruit du vent ou des vagues. C’est une utilisation instinctive du logos, mêlé à une connaissance des possibilités infinies de l’acte « d’intention ».

points

L : Qui a posé les bases pratiques et a encadré ce monde de vibrations dans une thérapie nommée « sonothérapie »?

A :  La musicothérapie est employée et étudiée en France depuis le début du XXe siècle, notamment durant la première guerre mondiale pour soulager les traumatismes, et les diapasons thérapeutiques sont utilisés en médecine depuis le VIe siècle en Italie, puis en France où ils sont apparus en 1840.

Le terme et protocole de «  Sonothérapie », ou Toucher par les sons® et plus généralement la « Sonologie » qui est l’étude de l’influence du son sur la matière, a été créé par Emmanuel Comte, qui a instauré cette discipline en 1980, et forme des sonothérapeutes depuis 1994.

points

L : Où as-tu été formée?

A : Via le Centre de recherche MedSon (basé à Valcourt, Québec) qui forme des sonothérapeutes et régulièrement des stages de formation sont proposés en France et à l’étranger (une carte des sonothérapeutes est disponible sur le « portail de la sonothérapie »)

points

L : Si j’ai bien compris, il s’agit surtout des vibrations issues des sons, plutôt que le son auditif en lui-même? Peux-tu m’expliquer un peu le rapport son-vibration ?

A : Exactement, à la différence de la musicothérapie qui consiste à faire écouter, voire jouer de la musique en art-thérapie, la sonothérapie est une application concrète de vibration sur le corps humain. Par exemple, les diapasons thérapeutiques sont activés puis posés directement, en vibration, sur un point du corps. Les points utilisés sont les mêmes qu’en acupuncture, ou en réflexologie, ils suivent les méridiens reliant les organes les uns aux autres.

Les diapasons thérapeutiques sont accordés chacun à une fréquence particulière, correspondant soit à un organe en particulier, soit à un méridien, ou une partie plus large du corps humain. Ils font entrer le corps en vibration, permettant de palier à un manque, ou de débloquer un flux d’énergie coincé, c’est une sensation à la fois très concrète, et extrêmement subtile!

Rappelons-nous que le corps humain est composé d’environ 60% d’eau (jusqu’à 75% chez les bébés), et que cette eau est extrêmement sensible aux mouvements, aux sons -qui sont des ondes de forme- qui nous entourent, faisant entrer notre corps en vibration en permanence.

La terre elle-même émet une fréquence, autour de 8 hertz (7.8) appelée « résonance de Shumann », du nom du Physicien ayant pressenti son existence dans les années 50, avant que sa théorie ne soit vérifiée dans les années 60.

Nicolas Tesla avait émis le même genre de théorie un peu plus tôt. Cette fréquence est en train d’augmenter avec le temps.

La fourchette audible à l’oreille humaine est comprise généralement de 30 à 18 000 Hertz, (20 à 20 000 Hz chez certaines personnes), ce qui rend le « son de la terre » inaudible, mais grâce à un système de conversion simple on peut reproduire cette vibration à plusieurs octaves supérieures, jusqu’à entrer dans le spectre sonore audible, et dont la vibration peut se ressentir physiquement.

Il est intéressant de constater que les sons émis par les cétacés sont compris entre 10 Hz à 150 Khz environ!

En appliquant un diapason accordé à une des harmoniques de la fréquence de la terre, il va sans dire que la connexion à la source est immédiate, et régénératrice. D’autres diapasons sont accordés aux harmoniques de la fréquence des planètes du système solaire (déterminée grâce à des moyens plus techniques et compliqués que ceux de la terre, je passe les détails)

Ce sont autant de moyens de s’aligner au monde, d’entrer en vibration, en communication direct avec ces énergies puissantes qui nous dépassent, à « dose homéopathique »!

points

L : Du coup cette thérapie souffre-t-elle d’être qualifiée de « new age »? Comment se situe-t-elle aujourd’hui dans la thérapie alternative? Est-elle autant admise par le grand public ou le corps médical que l’ostéopathie, ou l’hypnose, encore mal connues et jugées ?

A : Je pense qu’avec le temps et une pratique plus répandue, la sonothérapie pourra être plus connue du grand public. Elle fait partie des médecines alternatives, ou « médecines douces » au même titre que la naturopathie ou la sophrologie. L’acupuncture et l’homéopathie sont reconnues depuis très peu de temps par l’académie de médecine, j’espère qu’il en sera de même pour la sonothérapie dans le futur !

points

L : Tu es chanteuse lyrique et il t’arrive de chanter pendant la séance, pourquoi?

A : La sonothérapie intègre le chant harmonique ou chant diphonique, qui est un chant venu de haute-Asie, des plateaux de Mongolie, du Tibet, et on peut retrouver des variantes un peu partout dans le monde, notamment chez les femmes Xhosas d’Afrique du sud!

C’est un chant qui se compose d’une note fondamentale, sur laquelle on fait d’infimes variations de positionnement de la bouche, qui font ressortir et résonner les harmoniques contenues dans cette note. Par exemple, prenons un Do 1 de la gamme communément utilisée: on entendra la note do très distinctement, puis, comme un sifflement par-dessus, les notes Do 2, Sol 2, Mi 3, Sol 3, Si b 3.

Ce chant fait partie intégrante du soin, il est aussi bénéfique pour celui qui le reçoit que celui qui l’émet!

En tant que chanteuse lyrique, ma démarche n’est pas d’apporter du chant lyrique dans les séances de sonothérapie, qui ne sont pas du tout propres à ce contexte, (on ne m’entendra pas chanter Carmen entre deux « ôm » … ) mais d’appliquer, dans mon travail de chanteuse, la même présence que celle utilisée pendant une séance. C’est en habitant chaque son, chaque intention théâtrale avec la même conscience, que d’une certaine manière j’essaie de toucher, dans mon chant, un public de la même façon dont je donne un soin à une personne en particulier.

points

L : En effet, le corps d’un chanteur lyrique vibre beaucoup, du coup c’est une discipline plutôt familière pour toi, est-ce de là que t’es venu l’envie d’apprendre la sonothérapie?

A : Pas exactement, car j’étais musicienne avant d’être chanteuse, et la musique est le fil conducteur de toute ma vie. C’est ce tronc commun qui m’a amenée à choisir le chant lyrique, et la sonothérapie, de manière distincte et liée à la fois.

Toutes mes recherches partent de la musique pour aller vers des domaines très différents, mais j’essaie toujours de les relier les uns aux autres, pour ne pas me disperser et garder une forme d’unicité.

points

L : Comment nommerais-tu ce lien, qui unit tout ça, hormis « la musique », quelque chose de lié au bien-être, au divin?

A : Je pourrais parler d’harmonie, de résonance, d’architecture sonore, mais le mot qui construit tout cela est « musique », et c’est la manière de l’exprimer la plus simple, car c’est la définition même de l’inspiration ordonnée.

La musique n’est pas divine, elle est « composée » par l’homme, elle est à la fois pensée, sentie et intuitive.

points

L : La musique dans ses hauteurs et ses vibrations est ce qui nous rapproche le plus du divin sur Terre, c’est d’ailleurs la raison de son existence à la base…

A : En effet !

points

L : Pour finir, j’aimerais te demander, de façon plus pratique, ce que la sonothérapie peut apporter à une personne, les maux qu’elle peut soulager ; s’il faut en faire régulièrement ou ponctuellement…

Et si tout le monde peut en sentir les bénéfices, où s’il faut des prédispositions (être bien conscient des énergies de son corps etc…)

A : De la relaxation avant tout, donc accessible et bénéfique à tout le monde, puis selon le cas une séance suffira, ou plusieurs pour un suivi plus personnel et un travail plus profond.

La sonothérapie sert à l’apaisement de la souffrance en général, de douleurs chroniques, les troubles du sommeil, la nervosité, les tensions musculaires, sciatiques, migraines, les troubles de l’attention et de la concentration, toutes sortes de petits maux du quotidiens.

Mais elle peut être également un support à la méditation, faire entrer dans des états de conscience modifiée, tout dépend de la demande et des dispositions !

diapasons therapeutique sonotherapie
Un diapason = une fréquence, pour chaque zone du corps
diapasons 2 therapeuthique sonotherapie
Diapasons thérapeuthiques

Et ma séance dans tout ça ?

C’est avec plaisir et curiosité que je me suis remise aux mains d’Alice, pour cette séance de sonothérapie.

La méditation et le pranayama faisant partie de mon mode de vie, j’ai déjà une grande conscience des énergies de mon corps et de ce qui cloche.

D’ailleurs au moment de la séance : maux de dos, et troubles du sommeil. Je suis dans une période de déséquilibre physique, l’appétit est déréglé, j’ai du mal à « prendre ma place ». Bref, ces périodes où on aimerait hiberner 2 semaines sous la couette.


La séance se déroule en deux parties, allongée sur le dos, puis sur le ventre. Je laisse toutes les parties de mon corps se détendre et prends conscience de leur pesanteur, comme tout départ en méditation.

Je ferme les yeux, je laisse Alice faire. Flûte, vibrations des diapasons, voix, l’univers sonore devient un environnement de détente ultime, on écoute au début, puis on entend.  Les diapasons vibrants sont appliqués par paire selon des axes bien définis. On sent au plus profond de soi leurs vibrations épaisses et oui : on a l’impression d’un rééquilibrage, comme de la remise à 0 d’une partie du corps sous tension, c’est indéniable. Ce serait une zone de « nano-massage » au coeur même des organes. Quoi d’autre qu’une vibration le peut?

Les diapasons atteignent mon ventre et mon plexus et là je décroche.  D’autres diapasons émettent leur son près de mes oreilles, je ne sens plus le support sur lequel je suis allongée, je ne sais plus où je suis ni à quelle époque, j’ai l’impression d’être dans le ventre de ma mère, c’est incroyable : aucun son si ce n’est ceux des diapasons, aucune sensation à part les vibrations qui me traversent : une réelle expérience de conscience modifiée.

Après cela, Alice appliquera les diapasons sur mon dos et cela va soulager la tension de ma nuque et des épaules.

Trop vite, la séance est terminée, elle aura pourtant duré 1 heure entière !

Les jours qui ont suivi, comme après une séance d’ostéopathie musclée du plexus solaire,  je me suis sentie à fleur-de-peau, prête à pleurer pour rien. Bon signe. Les choses se remettent en ordre. Effectivement, j’ai retrouvé mon équilibre 1 à 2 semaines après. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une intervention miracle de la sonothérapie, mais elle a joué un rôle indéniable dans mon retour au bien-être et à ma sensation d’être en phase (vibratoire donc) avec mon environnement et mes objectifs.

Je ne suis pas sûre que cela puisse avoir autant d’effet sur les personnes qui se laissent vivre sans être à l’écoute de leur corps profond, mais cela peut leur apporter une ouverture vers ce chemin, et un soulagement, j’en suis sûre.

Mon verdict : une expérience à faire absolument dans ce monde agressif. Je reviendrai.

 

Pour prendre RDV  :

www.alicefremont.com

Alice vous donne RDV au 06.85.98.46.98 à l’espace Sattva
7, rue du Cardinal Mercier – 75009 Paris – www.espacesattva.fr

J’ai reconnu sur cette vidéo, des sons, des vibrations, des notes qu’Alice produisait avec sa voix.