Ca y est, c’est fait, je pars vivre en Nouvelle-Zélande, à Wellington, dans 1 mois.  Non non, ça n’a rien à voir avec les élections 😀 , c’es prévu depuis un bout de temps, et la date est un hasard de circonstances. Voici quelques lignes que je prépare depuis un moment, sans avoir toujours le courage de m’y mettre, car la période étant chargée j’ai peu de temps pour écrire et pas l’envie de bâcler.

Mon homme et moi sommes tombés amoureux de la Nouvelle-Zélande, en y allant 2 fois. J’y étais déjà allée avant ça, 1 fois sans lui, il y a des années de cela, et j’étais depuis sûre qu’il y trouverait une grande partie de lui-même, car c’est une terre qui lui ressemble. Je ne m’étais pas trompée, ce fût le cas, et j’ai trouvé une part de moi aussi, là-bas, au loin.

Je parle de cette part de nous même pour différencier du coup de coeur type « ouah c’est génial, j’adore les paysages, quelle vie de rêve ».

Non. Nous avons ressenti quelque chose d’assez profond pour vouloir tout quitter : Paris, nos boulots, nos familles, nos projets, 90% de nos affaires…

 

Nous avons nourri l’idée pendant 2 ans, et avons commencé à la concrétiser sérieusement depuis novembre dernier.

Les démarches ont été simplifiées du fait que nos métiers axés informatique & internet sont sur liste de pénurie là-bas. Et en même temps, actuellement les capitales sont des pôles de développement super dynamiques pour les start-ups qui s’y installent.  Nous partons donc pour quelque chose qui bouge vraiment.

 

Ce que nous avions pressenti pendant nos voyages, c’était le bien-être que procure le fait d’avoir peu de choses. De plus, lorsque l’environnement est riche, on a besoin de moins de choses matérielles.  Nous avons toujours senti qu’à un moment de nos vies, on voudrait se débarrasser du superflu pour remplir nos vies de l’essentiel. Et je suis heureuse que cela arrive maintenant. Car lorsqu’on part vivre au bout du monde, on jette/vend tout, et on ne garde que l’essentiel. Et curieusement, cela fait aussi de la place dans l’esprit et le coeur. Un tri salvateur est obligatoire.

Cela nous permet aussi de lâcher le passé. Vivre dans le passé, vouloir revivre le passé, c’est stagner, moisir. C’est finir dans son canapé en souriant, repensant aux choses aimées et passées, en ratant les opportunités du présent, sans construire un futur surprenant, au delà ce que notre environnement de base avait prévu pour nous. Garder des souvenirs, des leçons, une expérience oui bien sûr, mais traîner dans le flot du passé empêche d’avancer, sans qu’en s’en rende compte. Avoir peur de quitter un lieu, un appartement ou des habitudes en fait partie. Nous avons décidé de ceux qui bougent, qui recherchent, qui apprennent (attention, je ne dis qu’il faille aller jusqu’en NZ pour ça hein ;))

Chaque objet du passé, ou du quotidien qui part, vendu ou jeté, me libère d’un poids me transforme en papier plus blanc sur lequel je pourrai faire un nouveau dessin.

 

On laisse aussi les projets, les boulots, les amis, la famille.

 

Mais cela s’inscrit bien dans notre vision des choses :  ce qui est précieux n’est pas matériel. Les vrais amis seront toujours là, et ceux pour qui une relation se limite à boire un coup ensemble, et rendre service, seront balayés. Il ne restera que les personnes capables de partage profond, et cela fait grand bien également. Nous avons pu constater des changements d’attitude dès l’annonce de notre départ. Certains sont heureux pour nous, trouvent ça super, d’autres qui nous aiment, ont paniqué, puis finalement ont été heureux pour nous, et d’autres se terrent dans le silence et la distance. En famille ou en amitié de groupe, il y a souvent un effet troupeau. Quand un individu fait un choix trop différent, le troupeau ne le reconnaît plus. C’est ainsi. Mais on est toujours dans le tri de ce qui vaut la peine de garder près de soi ou non. La vie est si courte, passe si vite. Mieux vaut se concentrer sur l’amour vrai que jongler avec les incompréhensions et mal-êtres que les uns et des autres projettent sur vous.

Nous vivons finalement à une époque merveilleuse : l’ère d’internet. Cela rend les contacts plus faciles en pratique.

Pour nos parents, ayant grandi à une époque sans internet, et devant aller en agence de voyage pour visiter le monde, l’idée d’une séparation aussi lointaine est flippante. C’est sûr. Ma mère, bien à l’aise sur le web, a bien compris qu’on sera constamment en contact.

Je pense avoir réussi à lui faire comprendre que l’avenir est plein de possibilités, et qu’un voyage au bout du monde s’inscrira sûrement dans son futur.

Chose, qui lui aurait semblé impossible il y a quelques années.

BON ! J’aurai sûrement des aventures à partager ici, ne serait-ce que celle de faire partir nos deux jeunes chats à l’autre bout du monde, en avion ! 30h de vol, comme nous ! C’est le plus gros défi du projet, il est vraiment complexe de les exporter d’un point de vue paperasse comme pratique.

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J’apporterai je pense, une vision du pays, de Wellington, de l’urbanisme néo-zélandais, différente de celle d’une expérience de PVT simple.